Oiseaux exotiques et compagnie, la folie des plumes :)


 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Fiche oiseau n°5 : le kakariki à front rouge

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
pierre27180
Admin
avatar

Messages : 1500
Date d'inscription : 29/03/2008
Age : 23
Localisation : France - Eure

MessageSujet: Fiche oiseau n°5 : le kakariki à front rouge   Jeu 31 Juil 2014 - 1:20

Le Kakariki à front rouge, connu aussi sous le nom de Perruche de Sparrman
Nom latin : Cyanoramphus novaezelandiae
Classification : ordre des Psittaciformes, famille des psittacidés
Pays d'origine : Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie

Description :
D'une longueur de 25 à 27cm pour une poids allant jusqu'à 110 grammes pour le mâle (la moyenne étant entre 65 et 90 grammes), le kakariki à front rouge présente un plumage à dominante verte. Le dessous du corps est également vert mais tirant légérement sur le jaune. Comme son nom l'indique, les kakarikis à front rouge présentent un front et une couronne rouge. Ce rouge se poursuit par une ligne qui traverse les yeux et qui se termine derrière l'oeil par une tâche arrondie. Les rémiges sont bleues. La queue est verte.
Les yeux des kakarikis à front rouge sont marrons clairs, presque rouges. Les bec est massif et argenté, la pointe est plus foncée, presque noire. Les pattes sont grises foncées.
Il existe quelques mutations pour cet oiseau en captivité : cinnamon, panaché (dominant ou récessif), lacewing, lutino......

Comportement :
Le kakariki à front rouge est très souvent décrit comme étant un vrai clown. Ce n'est pas un oiseau calme, plutôt le contraire. Toujours en mouvement, il a besoin d'une grande cage ou volière relativement à sa taille. Le kakariki aime voler, explorer, gratter le sol, se baigner, se suspendre dans des positions acrobatiques et jouer avec ce qui l'entoure. La plupart des individus de cette espèce, même EPP, ne sont pas farouches et s'apprivoisent très bien et facilement, toujours avec de la patience et du calme. Ils ne sont pas de bons oiseaux de compagnie pour une personne qui aime avoir un contact physique avec ses oiseaux. De par leur nature agitée, les kakarikis ne restent pas longtemps en place et ne sont donc pas enclins à se faire caresser plus de quelques secondes. Cependant, ils sont interactifs et conviennent parfaitement aux gens qui recherchent un oiseau de compagnie indépendant mais avec lequel on peut jouer.
Si l'oiseau doit être logé en cage, il faudra qu'elle soit la plus grande possible et avec des sorties dans un endroit sécurisé pour lui permettre de déployer ses ailes et de voler plus que quelques battements d'ailes entre deux perchoirs. Les kakarikis peuvent également vivre en volière extérieure, et ce, toute l'année. De par leur pays d'origine, les kakarikis sont robustes face aux températures fraiches. Cependant, il faudra quand même leur fournir un abri hors-gel et une nourriture adaptée aux conditions climatiques (des graines plus riches pour permettre de lutter contre le froid). La volière devra également être protégée des courants d'air et de l'humidité, plus dangereux pour les oiseaux que le froid sec. En volière extérieure, un sas de sécurité est fortemment recommandé car ce sont des oiseaux très vifs et on peut facilement se laisser surprendre... et perdre son oiseau.
Les kakarikis aiment l'eau, ils se baignent par tous les temps et tous les jours, voire plusieurs fois par jour pour certains. Leur fournir une baignoire ou un plat dans lequel ils pourront se baigner est donc recommandé pour le bien-être des kakarikis.
Ces petits perroquets sont des oiseaux sociables qui peuvent théoriquement vivre avec d'autres espèces d'oiseaux sans risque de blessure. Cependant, de part leur agitation, ils peuvent stresser les espèces calmes telles que les perruches calopsittes ou les euphèmes. Quelques cas de blessures sur des perruches ondulées et d'autres petites espèces sont à déclarer.
L'idéal est de laisser un couple seul par volière afin d'éviter tous ces risques inutiles. De plus, comme pour toutes les autres espèces, le couple doit impérativement être isolé pendant la période de reproduction.
L'éleveur idéal pour cette espèce est une personne qui a la possibilité de loger un couple seul en volière extérieure pourvue d'un sas de sécurité et d'une baignoire à disposition en permanence. Il leur proposera diverses activités et matériaux avec lesquels les kakarikis pourront jouer et s'occuper, et pourra les apprivoiser en douceur.

Sexage :
Chez cette espèce, le dimorphisme sexuel est peu évident. De manière générale, la femelle est un peu plus petite que le mâle et plus légère. Sa queue est plus courte. Cependant, il existe de petits mâles et de grandes femelles. La tête du mâle est large et massive, avec un bec de taille plus imposant que la femelle, qui possède une tête plus petite et plus fine.
La méthode la plus sûre pour sexer ces oiseaux restent le sexage par ADN.

Alimentation :
Les kakarikis à front rouge doivent recevoir la plus grande variété possible d'aliments : des graines bien sûr, car il s'agit de perroquets granivores, mais aussi et surtout de la verdure (fruits et légumes), des graines germées (c'est véritablement un aliment santé pour tous les oiseaux granivores) mais aussi des céréales et des légumineuses.
Par nature, ils préfèrent se nourrir uniquement de graines car ils sont des perroquets granivores. Mais dans un contexte de captivité, nous ne pouvons pas reproduire toutes les sources de nourriture qu'ils peuvent trouver dans la nature et il convient alors de leur proposer le plus de variété possible d'aliments.
Elles apprécient également les herbes sauvages telles que les pissenlits (fleurs et feuilles), mais aussi le mourron des oiseaux (= mourron blanc, à ne surtout pas confondre avec le mourron rouge qui lui, est toxique) ou encore le plantain. Distribuer du millet en grappes est très apprécié par ces perroquets gourmands.

Reproduction :
Facile
Les kakarikis à front rouge se reproduisent très bien en captivité. L'élevage ne pose aucune difficulté majeure à condition de suivre quelques règles de bases.
Certains sujets sont sexuellement matures très jeunes, dès leurs 5 mois. Cependant, il est fortement recommandé d'attendre que chacun des deux partenaires ait un an révolu avant de les laisser se reproduire pour éviter un mal de ponte qui risquerait d'être fatal à la femelle ou un abandon des jeunes au nid. Les kakarikis sont de très bons parents, ils acceptent souvent de nourrir et d'élever des jeunes d'autres espèces.
Ces petits perroquets acceptent facilement un partenaire imposé par l'éleveur.

La pose d'un nid à la fin du mois de Mars déclenche la parade du mâle et l'accouplement des oiseaux. Un nid basique avec comme dimensions approximatives 30 cm de haut et une base de 25 x 25, convient parfaitement pour un couple. Le trou d'envol devra mesurer 6 cm de diamètre. C'est à l'éleveur d'aménager le nid pour les oiseaux : une couche de plusieurs centimètres de copeaux de bois de hêtre ou de tourbe fait l'affaire.

Après une inspection du nid par le mâle, la femelle disparait dans le nid et la ponte commence quelques jours plus tard à raison d'un oeuf tous les deux jours. Les femelles kakarikis pondent entre 4 et 5 oeufs mais les couvées de 10 à 12 oeufs ne sont pas rares chez cette espèce ! Les adultes sont tout à fait capable d'élever une aussi grande couvée et de les mener à l'âge adulte !
L'incubation débute après la ponte du troisième oeuf et c'est la femelle seule qui assure ce rôle. Son partenaire reste non loin du nid et vient la nourrir par régurgitation. La femelle ne sort rapidement du nid que pour boire, se soulager et éventuellement se baigner. L'incubation dure en moyenne 21 jours mais elle peut durer plus longtemps, il ne faut surtout pas enlever les oeufs sans avoir attendu un mois révolu. Le mirage des oeufs peut se faire après 10 jours d'incubation. En règle générale, cette espèce accepte très bien les visites au nid, de par la nature peu farouche des kakarikis.

Les naissances des jeunes kakarikis interviennent en fonction de la date de ponte de l'oeuf, il est donc possible qu'il y ait un grand écart de taille et d'évolution entre le premier petit et le dernier né. Le plus grand risque pour le petit dernier est de se faire écraser par ses parents et frères et soeurs déjà nés plutôt que de ne pas être nourri, ces oiseaux étant de très bons nourriciers. Au cours de l'élevage des jeunes, la même alimentation qu'habituellement devra être distribué, en plus de laquelle on pourra rajouter de la pâtée d'élevage aux oeufs. Les jeunes devront être bagués vers leur 10 ème jour de vie avec une bague de diamètre 5mm.

Les oisillons quittent le nid entre la 5ème et 6ème semaine. Ils sont nourris et sevrés par le père environ lors de la 7ème à 8ème semaine. Il peut arriver que la femelle veuille entreprendre une seconde ponte, avant même que tous les petits soient sortis. Il est prudent de retirer le nid à la sortie du dernier petit afin que la femelle puisse continuer de nourrir ses jeunes correctement jusqu'au sevrage, avec l'aide du mâle, et sans avoir à penser à une seconde couvée dans l'immédiat. Lorsque les jeunes ont environ 3 mois, on peut les séparer des parents et remettre un nid pour entreprendre une seconde couvée. Si l'éleveur choisit de laisser les petits de la première nichée avec les parents, il doit savoir que le mâle reproducteur pourra se montrer agressif envers eux.

Il est recommandé de mettre le couple reproducteur au repos à la fin de la seconde couvée : les kakarikis ne demandent qu'à se reproduire et ils le feront tant qu'ils possèderont un nid. Au-delà de deux couvées par oiseau et par an, cela présente de gros risques d'épuisement, parfois fatals aux oiseaux.

Longévité :
Les kakarikis ont une durée de vie inférieure à celles des autres perroquets. On peut penser que cela explique leur grande prolificité et leur facilité de reproduction. La durée de vie moyenne des kakarikis est de 6 à 7 ans, le maximum connu à ce jour étant de 16 ans. Au-delà de l'âge de 6 ans, on rapporte très souvent des cas de mort subite.

Cris et chants :
Le kakariki à front rouge est un petit perroquet très peu bruyant. Le cri de ces oiseaux ressemblant à celui d'un dauphin. Le niveau sonore est généralement faible, il est rare que ces oiseaux s'excitent vocalement suffisamment fort pour se mettre le voisinage à dos. Le kakakiri est recommandé aux personnes vivant en appartement (et qui ont assez de place pour l'accueillir !)

Photos :


Kakariki à front rouge type sauvage
(http://perlbal.hi-pi.com/blog-images/150563/gd/1213097322/Mes-kakariki-a-front-rouge.jpg)


Kakariki à front rouge cinnamon
(http://3.bp.blogspot.com/-Cbof-VpNaWQ/Th4U3t03gvI/AAAAAAAAATs/ocwqfHsZ2l4/s320/cinnamon.jpg)


Kakariki à front rouge lutino
(http://i89.servimg.com/u/f89/11/79/21/65/kakino10.jpg)


Kakariki à front rouge panaché
(http://kakariki.wifeo.com/images/MutationpanachDominant.jpg)

Tous droits réservés © Pierre Novince - 2014
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://merlue-et-kiwi.skyrock.com
 
Fiche oiseau n°5 : le kakariki à front rouge
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fiche oiseau n°5 : le kakariki à front rouge
» Fiche kakariki à front rouge
» les mutations chez le kakariki à Front Rouge
» Front rouge, Front jaune
» Perruche de Sparrman ou Kakariki à front rouge (Cyanoramphus novaezelandiae)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Oiseaux exotiques et compagnie, la folie des plumes :) :: Fiches espèces :: Fiches oiseaux bec crochu :: Les petits perroquets-
Sauter vers: